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Bruit

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Depuis 2000, l’énergie sonore totale émise par l’ensemble des avions d’Air France a été réduite de 38% alors que le nombre de mouvements augmentait de 16%. 

 

 

 

Le bruit à proximité des aéroports est la première préoccupation des riverains en matière d’environnement. La maîtrise de ce bruit est un enjeu essentiel tant pour les riverains que pour les acteurs du transport aérien.

 

Problématique du bruit

Le bruit à la source,  les zones de survol et l’urbanisation autour des plates – formes sont les éléments spécifiques de l’environnement sonore et de l’exposition au bruit. Tous les acteurs directs et indirects du transport aérien doivent être associés pour fournir une réponse couvrant l’ensemble des aspects de cette problématique. C’est dans cette optique que L’OACI a créé le « principe d’approche équilibrée » qui formalise un schéma d’action partagée visant à réduire le bruit autour des aéroports.
 
Le principe « d’approche équilibrée »  se veut un outil au service d’un progrès continu. Il préconise la mise en œuvre simultanée de quatre actions

  • Les compagnies aériennes contribuent à l’amélioration de l’environnement sonore en exploitant des avions moins bruyants
  • L’administration et les élus ont en charge la gestion de l’occupation des sols
  • Les autorités de l’aviation civile ont en charge la gestion du trafic et la définition de procédures à moindre bruit
  • Si nécessaire le gouvernement met en œuvre des restrictions d’exploitation

 

 

 

SOLUTION CONCRETE :

En 2012, à la suite de plusieurs rencontres avec les riverains concernant un bruit spécifique produit par la famille A320, Air France et la DGAC ont interpellé Airbus pour en comprendre l’origine.

Ce travail a conduit à créer une solution technique supprimant ce bruit, qui sera appliquée aux nouveaux avions sortis des chaînes de montage d'Airbus.

Air France a décidé, de façon volontaire, d'équiper les 116 avions de sa flotte A320 de kits de réduction de bruit.

Cette modification est en cours d'implémentation sur nos avions.

 

Pour découvrir la vidéo réalisée pour illustrer cette solution concrète, cliquez ici.

 

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La réduction du bruit à la source

La réduction du bruit à la source passe par l’utilisation d’avions faisant appel aux meilleures technologies en matière de qualité acoustique. Cette réduction est très significative quand une compagnie met en ligne une nouvelle génération d’avion, en particulier pour les avions long-courrier.

 

Pour Air France, et plus largement pour le groupe Air France KLM, la réduction des nuisances est un élément essentiel justifiant l’effort d’investissement dans le renouvellement de flotte

L’effort continu de modernisation de la flotte a un impact très significatif sur la réduction de l’énergie bruit générée par notre exploitation.

  

 

Le renouvellement de flotte est le levier majeur utilisé par Air France pour réduire le bruit. Cependant la compagnie agit également sur d’autres aspects comme la mise en œuvre de procédures moindre bruit, la formation des équipages et le respect des horaires programmés.

 

EXEMPLE CONCRET :

Suite à un dialogue avec les riverains, et alors qu'aucune obligation réglementaire n'existe, Air France a décidé d’équiper l’ensemble de sa flotte d’A320 de déflecteurs sur les ailes de l’appareil afin de limiter un sifflement émis lors de l’atterrissage.

Le premier avion a été équipé le 16 décembre 2014, et tous les appareils de la famille A320 seront équipés à la suite.

Air France est ainsi une des premières compagnies au monde à appliquer cette modification qui consiste à mettre un déflecteur aérodynamique devant les cavités de l’intrados.

Cette solution a été élaborée grâce à des travaux de recherche menés par Airbus, en collaboration avec la Direction Générale de l’Aviation Civile et des compagnies aériennes dont Air France.

Elle est maintenant appliquée sur tous les nouveaux appareils sortant des chaines d’Airbus.

 

Air France et la mise en œuvre de procédures moindre bruit 

La mise en œuvre de procédures moindre bruit adaptées diminue significativement l’exposition au bruit des riverains.

Conformément aux engagements du « Grenelle de l’Environnement », la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) a développé des procédures d’approches continues ou CDA (Continuous Descent Approach) sur les aéroports français. Le principe de la CDA est de réduire la longueur du palier précédant la mise en descente finale. Le palier est une phase de vol durant laquelle le bruit à la source est élevé : les volets sont partiellement sortis et le régime moteur relativement élevé. L’adoption d’un profil CDA réduit l’exposition au bruit pour des zones situées à 20 – 30 kilomètres des pistes ; ces zones étant en général fortement urbanisées. Pour obtenir une réduction de bruit encore plus significative la CDA est généralement couplée au relèvement de l’altitude du palier.

La DGAC estime que la réduction de bruit sous la trajectoire peut atteindre 3 à 6dB. Air France est le partenaire principal de la DGAC pour le développement des approches en descente continue depuis plusieurs années. Ce partenariat a permis de développer des profils CDA sur Marseille et Orly.  Air France collabore actuellement avec la DGAC pour mettre en œuvre des procédures CDA sur l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle.

 

Air France et la formation des équipages

Certaines consignes équipages, en lien direct avec le métier de pilote de ligne, ont des conséquences favorables sur la préservation de l’environnement. C’est particulièrement vrai pour les consignes visant à réduire la consommation de carburant : elles ont été mises en oeuvre pour des raisons économiques mais elles contribuent aussi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le bruit des avions n’est pas associé à un enjeu financier direct pour la compagnie.

Cependant, Air France a bien pris conscience que la réduction des nuisances sonores est un enjeu humain et stratégique de premier plan. Air France a donc enrichi les programmes de formation des équipages avec des modules spécifiques environnement. Ces formations peuvent être génériques comme le respect des VPE (Volumes de Protection Environnementaux dont l’objectif est de limiter la dispersion des trajectoires) ou la conduite des approches en descente continue. Elles peuvent être particulières pour un aéroport sous la forme d’une reconnaissance terrain (au moyen d’une carte, d’une vidéo ou d’une séance au simulateur) ou de consignes pour les approches à vue. 

 

Air France et le respect des horaires programmés

Pour une compagnie aérienne la ponctualité est un élément essentiel de la qualité de service vis à vis de ses clients. Le respect des horaires programmés est également très important vis-à-vis des riverains, notamment pour éviter les mouvements non prévus durant la nuit.

Le CCO (Centre de Contrôle des Opérations) d’Air France effectue un suivi continu de la réalisation du programme et prend toutes les mesures nécessaires pour éviter les mouvements non programmés de nuit. Ainsi les mouvements non programmés de nuit sont imputables à des événements totalement imprévisibles comme une panne au départ d’un vol, des conditions météo très dégradées et inattendues ou un encombrement de l’espace aérien.

 

 

Air France et les relations territoriales

La plupart des aéroports français ont mis en place des Commissions consultative de l’Environnement (CCE) qui constituent la principale instance de dialogue avec les parties prenantes. Air France est membre de chacune de ces CCE et participe aux débats sur les politiques environnementales accompagnant le développement aéroportuaire.

Par ailleurs, pour l’année 2014, la contribution d’Air France-KLM au budget de l’aide à l’insonorisation a été de 31,5 millions d’euros.

 

Air France et l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle

L’aéroport Roissy Charles de Gaulle est au cœur de l’exploitation d’Air France et est un équipement stratégique pour son avenir.

Air France est particulièrement attentive aux conditions de son développement, notamment sur les conséquences que peut avoir ce développement sur l’exposition au bruit des riverains.

Au cours des années 2009 et 2010 Air France a participé à de nombreux groupes de travail dans le cadre de la mise en œuvre d’une charte pour le développement durable de l’aéroport. Ces travaux ont été conclus par les « Assises du Grand Roissy » tenues en janvier 2011.

La réglementation actuelle sur le bruit va être renforcée par de nouvelles mesures de retrait d’avions bruyants, par la mise en œuvre de trajectoires limitant le survol des zones urbanisées et par le développement des descentes continues.

Ces nouvelles mesures s’inscrivent dans la continuité de celles prises au cours des décennies précédentes et qui ont permis de maîtriser le bruit à proximité de la plate-forme malgré le développement du trafic. Ainsi l’IGMP (Indicateur Global Mesuré Pondéré) a baissé de plus de 14 points entre l’année 2000 et l’année 2009 (85,6% iso 100%). Cet indicateur est basé sur la mesure du bruit aux extrémités de piste. L’énergie des bruits enregistrés est multipliée par 3 entre 18H et 22H puis par 10 entre 22H et 06H pour tenir compte du surcroît de gène sonore produit par les vols de soirée et de nuit. Cette baisse d’indicateur est corrélée avec la réduction des surfaces exposées à un bruit moyen à fort entre 1998 et 2008 (réduction d’environ 50%)

Cette baisse corrélée avec des indicateurs disponibles traduit la pertinence des politiques environnementales mises en œuvre au fil des ans. Air France a constamment affirmé son soutien à ces politiques et a activement contribué à la maîtrise des nuisances sonores grâce à son renouvellement de flotte et, plus largement, grâce à ses actions en faveur de l’environnement et du développement durable.