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Qualité de l’Air

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Au voisinage des aéroports et à basse altitude, le transport aérien contribue à affecter la qualité de l’air.  On distingue plusieurs types d’impacts de l’activité aérienne et différentes méthodes d’incitation à modifier ces impacts.

 

► Différentes sources d’émissions

Comme les moteurs d’avions, les activités aéroportuaires (véhicules au sol par exemple) émettent des oxydes d’azotes (NOx) et des particules, du monoxyde de carbone (CO) et encore des hydrocarbures imbrûlés (HC).

 

► Mouvements des avions

Les émissions des avions sont évaluées lors du mouvement des avions à basse altitude (roulage, décollage et atterrissage), selon les cycles LTO (Landing and Take-Off).

                             

Deux tiers des émissions totales d’oxyde d’azote (NOx) proviennent des cycles LTO, le deuxième contributeur étant les services routiers, permettant aux passagers et employés de gagner les aéroports. En revanche, moins de la moitié de nos émissions de monoxyde de carbone (CO) et d’hydrocarbures imbrûlés (HC) provient des activités aériennes.

 

Les émissions de CO et HC ont diminué respectivement de 50 et 90 % durant les quarante dernières années, tandis que les émissions de NOx, produites à fort régime moteur, notamment au décollage de l’avion, sont difficiles à réduire sans affecter la qualité de la combustion.

En effet, les améliorations technologiques ayant permis la réduction du CO2 et celle du bruit, ont en revanche, fait apparaître une plus grande quantité de NOx. Aujourd’hui, le compromis à trouver entre CO2, bruit et NOx est un des challenges de l’industrie aéronautique.

► Des redevances aéroportuaires modulées

Sur certains aéroports en Europe (Londres, Stockholm, Zurich, Genève et Mulhouse) les redevances aéroportuaires payées par les compagnies dépendent du niveau d’émissions (NOx et HC) de leurs avions. Un avion performant bénéficie d’une réduction de redevance tandis qu’un avion moins performant en terme de NOx ou HC, verra sa redevance augmentée, le tout parfois à revenu nul pour l’aéroport.

 

 

 

 

 

 

 

► AIR FRANCE REDUIT SES EMISSIONS LOCALES

MESURE DES EMISSIONS AU SOL ET A BASSE ALTITUDE 

A Paris-CDG, la majeure partie des émissions gazeuses proviennent du mouvement des avions (roulage, décollage et atterrissage). Le reste est produit par les activités au sol, logistique aéroportuaire et déplacements par la route des passagers, des salariés et des fournisseurs.

Depuis dix ans, la part de l’aérien – qui comprend l’accès à l’aéroport et son fonctionnement – dans les émissions mesurées en Île-de-France est restée stable. 

 

DES ÉQUIPEMENTS PLUS RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT

Au sol, Air France a fait le choix de privilégier les véhicules électriques pour le renouvellement de son parc. Ce programme s’étend aux équipements et aux engins de piste qui fonctionnent majoritairement au diesel.

Près de la moitié des 1 000 engins de piste utilisés à Paris-CDG est électrique.

Pour réduire les émissions dans les aires de traitement des avions, KLM a pour objectif d’augmenter à 60 % la part du matériel électrique parmi les équipements et engins de piste.

 

PROCÉDURES OPÉRATIONNELLES

En collaboration avec l'aéroport de Paris-CDG, Air France a pris des mesures pour réduire les émissions de NOx et de CO2 lors des opérations au sol.

En tant que partenaire du projet Airport Collaborative Decision Making, Air France est parvenue à réduire de trois minutes le temps de roulage à Paris-CDG.

Quand les appareils ont coupé leurs moteurs, des groupes auxiliaires électriques (GPU) sont utilisés pour assurer le fonctionnement des systèmes de bord, plutôt que le générateur auxiliaire (APU) de l'avion alimenté au kérosène.

La climatisation est assurée par un système électrique ACU (Air Conditioning Unit) quand cela est possible.

Les GPU, comme un nombre croissant d’engins de tractage, ont été équipés d’un système de coupure automatique du contact.

A Air France, le projet de réduction de l’utilisation de l’APU a mobilisé les directions de la maintenance, de l’exploitation sol et des opérations aériennes, et s’est accompagné de l’équipement de nouveaux dispositifs de climatisation à Paris-CDG, en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion.

 

Ce projet a permis de réduire de 11 % la consommation de carburant en 2014 par rapport à 2013.