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Définitions des principaux indicateurs économiques

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En bref

Ces différents indicateurs permettent à Air France de se comparer à ses concurrents sur plusieurs paramètres.

Tous les indicateurs financiers sont en amélioration.

Les recettes sont en hausse, le nombre de passagers transportés aussi, ainsi que le SKO.
  


 

Les faits

2015

2014

Variation

Variation à données comparables

Passagers transportés (milliers)

89 821

87 358

+2,8%

Capacité totale (millions d’ESKO)

337 993

332 602

+1,6%

Chiffre d’affaires (m€)

26 059

24 912

+4,6%

-3,2 %

EBITDAR (m€)

3 474

2 462

+1 012

EBITDA (m€)

2 447

1 589

+858

+576 (m€)

Marge d’EBITDA

9,4%

6,4%

+3,0 pt

Résultat d'exploitation

816

-129

945

+698

Marge d'exploitation

3,1%

-0,5%

+3,6 pt

Résultat net, part groupe (m€)

118

-225

+343

Cash-flow libre d’exploitation (m€)

606

-164

+770

Dette nette en fin de période (m€)

4 307

5 407

-1 100

Commentaires

La publication des résultats financiers est toujours très attendue. Ceux-ci dessinent, sous forme de chiffres, le portrait de l’année écoulée. Mais les chiffres annoncés ne sont pas toujours compréhensibles par tous. Petit revue des principaux termes.

Air France annonce pour la première fois depuis 7 ans une performance opérationnelle et financière qui permet de dégager un résultat d’exploitation positif. Comment se calcule-t-il ?

• Le résultat d’exploitation correspond à la différence entre le chiffre d’affaires (l’ensemble des recettes générées par le groupe AIR FRANCE KLM dans ses métiers (passage, fret, maintenance) et activités annexes, et les charges engagées pour l’exploitation, c’est à dire les dépenses inhérentes au fonctionnement de l’entreprise : frais de personnel, carburant, taxes, loyers, maintenance, etc. Le résultat d’exploitation est un indicateur de ce que l’entreprise a créé comme valeur, avant l’impact des éléments financiers et exceptionnels, et avant impôts.

• L’analyse de certains indicateurs économiques se fait à travers deux prismes : la variation du montant réel, et la variation à données comparables. Pour le comparatif 2014-2015, cette dernière a été calculée à taux de change constant, et sans tenir compte de l’impact de la grève des pilotes de septembre 2014. Ces deux lectures influent sur l’analyse des résultats : ainsi, le comparatif entre les chiffres d’affaires 2015/2014 est positif en réel (+ 4,6 %) et négatif en données comparables (-3,2 %). De même, le comparatif entre le résultat d’exploitation 2015/2014 est de + 945 millions d’euros et de + 698 millions d’euros à données comparables (impact de la grève : 425 millions d’euros et impact négatif de l’effet change de 178 millions d’euros).

• La marge d’exploitation (ou marge opérationnelle) correspond au rapport entre le résultat d’exploitation et le chiffre d’affaires. Elle représente la capacité de l’entreprise à générer des profits à partir de sa seule activité : lorsque cet indicateur de performance économique augmente, l’entreprise augmente sa rentabilité et renforce sa viabilité. Après une année 2014 négative (- 0,5 %), la marge opérationnelle est passée positive en 2015 avec un ratio de 3,1 %. Elle permet à Air France de se comparer à des concurrents.

• L’EBITDA (Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization) est le résultat d’exploitation avant amortissements (opération qui permet d’étaler le coût d’un actif sur le nombre d’années de sa durée d’utilisation) et provisions (charges probables que l’entreprise devra supporter dans un futur plus ou moins proche). L’EBITDA est en augmentation de 858 millions d’euros. Son frère jumeau est L’EBITDAR (Earnings before interest, taxes, depreciation, amortization and rent), qui ne prend pas en compte les divers loyers et crédit-bail liés à la location des machines (principalement les avions dans le cas des compagnies aériennes). Cet indicateur a augmenté de 1 012 millions d’euros. Les choix de la compagnie en matière d’achat, de location ou de crédit bail, influera sur cet indicateur. Ces deux indicateurs mesurent les ressources financières - le cash - dégagées par les opérations récurrentes de l’entreprise et permettent d’apprécier sa performance et de la comparer à celle de ses concurrents.

• Le coeur de l’activité de la compagnie s’apprécie en nombre de passagers (en augmentation de 2,8 %) et en Siège-kilomètre offert (SKO). Celui-ci se calcule en multipliant le nombre total de sièges disponibles pour le transport de passagers par le nombre de kilomètres parcourus. Il permet de mesurer le niveau d’offre d’une compagnie aérienne. Son équivalent pour le fret est la Tonne-Kilomètre Offerte (TKO).

• Le résultat net part du groupe correspond à la part du bénéfice net du groupe, revenant aux actionnaires après résultat financier, opérations exceptionnelles, impôts et déduction faite de la part du résultat des filiales consolidées. Il est passé positif cette année. Les investisseurs sont très attentifs au résultat net des entreprises car il représente de potentiels dividendes. Il est en augmentation de 343 millions d’euros.

• Le free cash flow ou flux de trésorerie disponible correspond au flux de liquidités généré par l’exploitation après paiement des investissements nécessaires au maintien (ou développement) de son outil de production. Cet indicateur permet de mesurer la marge de manœuvre financière de l’entreprise pour réaliser d’autres opérations : rembourser sa dette, prendre des participations dans une autre entreprise, accroître ses réserves financières, etc.

• La dette financière nette se calcule en soustrayant aux dettes financières de l’entreprise les disponibilités et les placements financiers. La dette financière nette est encore importante (4 307 millions d’euros), mais en baisse, grâce notamment à l’augmentation du cash flow (+ 770 millions d’euros).