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Précision d'Air France sur la demande de moratoire sur la "taxe Chirac"

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Créée en 2006 dans le cadre de l'ONU et à l'initiative du président Chirac, la taxe de solidarité sur les billets d'avion est prélevée au profit d'UNITAID.

Si Air France n'en a jamais contesté les justifications humanitaires, la Compagnie a, avec la fédération nationale de l'aviation marchande (FNAM), alerté à plusieurs reprises le gouvernement sur les conséquences économiques et sociales négatives de ce prélèvement obligatoire sur notre secteur d'activité.


Le rapport du groupe de travail « Compétitivité du transport aérien français », présidé par le député Bruno Le Roux, vient lui-même de souligner l'impact de cette taxe « mondiale », supportée presque exclusivement par le transport aérien français et dont Air France collecte à elle seule le tiers du montant.


Or, un article de presse, publié dans l'édition de mai 2015 du magazine « Capital » révèle que la moitié des sommes collectées par UNITAID ne sont pas dépensées. Cet organisme dispose à présent d'une réserve financière de 706 millions de dollars et pourrait donc poursuivre ses actions humanitaires, au même rythme qu'aujourd'hui et pendant 5 ans, sans collecte supplémentaire.


C’est dans ces conditions qu’Air France demande un moratoire sur la collecte en France de la taxe de solidarité. Celle-ci représente en effet chaque année un coût supplémentaire de 90 millions d'euros, ce qui affecte directement la compétitivité des compagnies aériennes françaises face à la concurrence des opérateurs étranger.