Pour résister à la hausse violente des prix du carburant, l’industrie du transport aérien a rapidement mis en place un système de surcharges pétrolières
Ce mouvement, initié par les transporteurs américains au début de l’année 2004, s’est étendu à l’Europe dès le printemps suivant, Air France ayant commencé à l’appliquer en mai 2004.
Ce système s’inspire de celui qui fonctionnait déjà dans le cargo depuis de nombreuses années : à chaque surcharge correspond un certain seuil, déterminé par le prix du baril de brut. Si le prix du baril redescend durablement en-dessous de ce seuil, la surcharge est supprimée. Ce système a été préféré à une hausse des tarifs par souci de transparence. Sa réversibilité est en effet clairement établie, tout comme les conditions dans lesquelles elle s’applique.
Si l’on prend l’exemple d’Air France, la hausse du coût moyen du carburant, par passager et par tronçon, est en effet considérable : sur le réseau Asie-Pacifique, par exemple, il est ainsi passé de 98 euros (pour la période allant d’avril à août 2003) à 165 euros (avril à août 2005), soit une hausse de plus de 68%. La Compagnie est d’autant plus exposée qu’elle est très présente sur le long-courrier, où le poids du carburant pèse beaucoup plus lourdement dans les coûts d’exploitation.












