Pour Air France, le Concorde fut bien plus qu'un simple ajout à sa flotte ; il devint l'incarnation de son esprit pionnier et de son engagement envers l'excellence.
Dès sa mise en service en 1976, l'appareil était une vitrine technologique sans égale, projetant l'image d'une compagnie à la pointe du progrès. Avec une envergure de 26 mètres, une longueur de 62 mètres et une hauteur de 12 mètres, le Concorde et sa silhouette élancée étaient immédiatement reconnaissables.
Le développement du Concorde a engendré de nombreuses innovations et avancées technologiques qui ont irrigué l'ensemble de l'industrie aéronautique. Parmi elles, les commandes de vol électriques, les freins à disques en carbone, le pilote automatique et un pare-brise renforcé par une fine feuille d'or transparente pour une résistance accrue.
Le cockpit, véritable cathédrale technologique, était équipé de plus de 200 cadrans, 200 voyants et une centaine d'interrupteurs, témoignant de la complexité et de la sophistication de l'appareil pour l’époque.
Le Concorde était équipé de quatre moteurs Rolls-Royce/Snecma Olympus 593 ; turboréacteurs les plus puissants de leur temps. Ces moteurs étaient conçus avec un système de postcombustion, augmentant la puissance en injectant du carburant dans les gaz d'échappement chauds, et permettant d’atteindre des vitesses supersoniques.
En vitesse de croisière, le Concorde dépassait Mach 2,02 (environ 2 170 km/h) et filait ainsi à plus de deux fois la vitesse du son, et deux fois plus vite que les appareils subsoniques. Il évoluait dans la stratosphère, entre 16 000 et 18 000 mètres d'altitude, offrant à ses passagers une vue imprenable sur la courbure de la Terre et un ciel d'un bleu profond, dans un confort sans comparaison, loin des turbulences atmosphériques.